Ils recrutent dans le Brabant Wallon - « Le profil du personnel soignant évolue »

Val du Héron

Les métiers de services aux personnes âgées, de par l’implication horaire et l’engagement personnel qu’ils demandent, sont indéniablement exigeants sur les plans physiques et émotionnels. Toutes les personnes qui les pratiquent leur reconnaissent néanmoins un autre dénominateur commun, encore plus significatif et révélateur de leur nature: la richesse des aspects humains et relationnels qui les entourent. Nous avons rencontré Thierry Ghobert, Directeur de la Maison de repos (ainsi que de la maison de repos et de soins et du centre d’accueil de jour) Val du Héron à Rixensart, qui nous a parlé des particularités du métier, des qualités requises pour pouvoir l’exercer, et de ses difficultés à trouver des personnes qui les possèdent. 


Pouvez-vous nous présenter la Maison de repos et de soins du Val du Héron?
« La Maison de repos et de soins du Val du Héron a été édifiée le 21 septembre 1970, grâce aux dons de Madame Droolans - Lefebvre. Elle est gérée par le CPAS de Rixensart. Le bâtiment actuel a été érigé en 2011 suivant les normes architecturales des MR / MRS (Maison de Repos & Maison de Repos et de Soins) les plus récentes. Le site comprend une maison de repos de 86 lits, dont 45 places à la maison de repos et de soins, 40 places à la maison de repos, et enfin 1 place en court séjour, auxquels il faut ajouter 10 places au centre d’accueil de jour.» 

"Le caractère relationnel des soins en maison de repos est très enrichissant"

Parlez-nous du type de profils que vous recherchez actuellement, et des difficultés auxquelles vous faites face ?
« De manière générale, nous éprouvons régulièrement des difficultés pour embaucher du personnel soignant. À l’heure actuelle, s’il semble y avoir un nombre important d’aides-soignantes sur le marché de l’emploi, il n’en va pas de même concernant les infirmières graduées (ou brevetées), qui demeurent un profil largement en pénurie, tous secteurs confondus. À cette pénurie générale s’ajoutent d’autres problèmes plus spécifiques aux maisons de repos. Je pense que le principal d’entre-eux est le fait que l’intérêt technique des actes infirmiers posés en maison de repos paraît moindre qu’en milieu hospitalier. Si cet aspect est sans doute relativement vrai, d’autres viennent néanmoins le compenser. En maison de repos, nous soignons des gens sur la durée, qui se compte en mois, années et même parfois en dizaines d’années, ce qui implique de travailler énormément sur le niveau relationnel dans le cadre des soins, qui est extrêmement intéressant. Ce que nous pourrions appeler le vieillissement cognitif difficile, implique en effet une approche très spécifique et beaucoup plus accompagnée. Je pense que les parcours d’études ne prennent pas encore assez en compte ces aspects, au vu du nombre de pathologies neurologiques existantes liées au vieillissement. De plus, les aspects relationnels, l’intérêt et les défis qu’ils impliquent ne sont, à mon sens, pas assez communiqués et mis en avant dans le cadre du cursus du personnel soignant. les profils les plus difficiles à recruter sont le personnel qui constitue le cadre, que sont les infirmiers et infirmiers en chef.


La volonté politique actuelle, notamment incarnée par la Région Wallonne et le Ministre Maxime Prévot, va dans le sens d’un maintien à domicile le plus longtemps possible. La création d'un centre d'accueil de jour, accueillant des gens en perte d'autonomie à domicile, permet au conjoint aidant de "souffler" et ceci plusieurs jours par semaine. Ces éléments impliquent que le profil du personnel soignant au niveau de la maison de repos change, dans la mesure où nous accueillons des résidents de plus en plus âgés, qui ont donc des degrés d’autonomie moindres, et potentiellement d’avantage de problèmes de «vieillissement cognitif difficile. ».


En quoi pouvez-vous vous considérer comme un employeur attractif ?
« Je pense premièrement que ces métiers, même s’ils sont prenants physiquement et émotionnellement, sont très enrichissants sur le plan relationnel et humain. Deuxièmement, nous mettons tout en œuvre pour offrir une belle qualité de vie, tant à nos résidents qu’à nos collaborateurs. Le bâtiment du Val du Héron est récent (6 ans) et permet une prise en charge de très haute qualité du résident. Celle-ci est également assurée par le taux d’encadrement: le personnel soignant compte 32 équivalents temps plein pour 86 résidents. Nos équipes sont pluridisciplinaires et permettent donc une approche holistique du patient-résident. Enfin, nous dépendons du Conseil de l'Action Sociale du CPAS et donc du secteur public, et n’avons donc dès lors aucun objectif final de rentabilité, même si nous essayons d’être le plus efficient possible. » 

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