Deux entités qui s’apprécient

CarteLa Région de Bruxelles-Capitale et la province du Brabant Wallon sont intrinsèquement liées au niveau de l’économie et de l’emploi, premièrement de part leur proximité géographique, et deuxièmement de par l’attractivité qu’elles créent mutuellement l’une pour l’autre, en termes de potentialités économiques, de voies de communication et de qualité de vie. De nombreuses différences entre les deux entités existent néanmoins, notamment en termes d’âges de la population et de leurs secteurs économiques majeurs.


L’emploi à Bruxelles
De manière générale, outre le fort et logique bilinguisme qui y règne, Bruxelles est particulièrement marquée par un rajeunissement important de sa population, qui s’accompagne d’un abandon scolaire précoce, conduisant lui-même à l’augmentation d’une population avec un très bas niveau de qualification. À l’inverse de manière générale, la Région bruxelloise est une économie de service (organismes extraterritoriaux, la finance, et l’information et communication), et l’emploi intérieur se caractérise donc par une structure de qualification plus élevée par rapport aux économies wallonne et flamande. C’est ce qui ressort du dernier rapport sur l’évolution du marché de l’emploi bruxellois réalisé conjointement par l’observatoire bruxellois de l’emploi et Actiris datant de septembre 2016. Celui-ci fait également état de quelques tendances chiffrées dont certaines sont plutôt positives, notamment en ce qui concerne le nombre de demandeurs d’emploi sur base annuelle.


Diminution sur base annuelle
Selon les dernières évolutions du chômage, on dénombre en Région bruxelloise 98.293 demandeurs d’emploi inoccupés (DEI) à la fin du mois de septembre 2016. On enregistre un rythme de croissance annuelle négatif du nombre de DEI. On compte en effet 5.078 DEI de moins qu’en septembre 2015 (-4,9%). Une baisse du chômage des jeunes est observée sur base annuelle, soit une diminution de 997 DEI de moins de 25 ans (-8,0%) par rapport au mois de septembre 2015. On constate par ailleurs que le nombre de jeunes en stage d’insertion professionnelle a connu une diminution sur base annuelle (baisse de 182 personnes, soit -2,8%). 


Le Brabant est plus «vieux», plus qualifié, et offre une très haute qualité de vie
Nous avons rencontré René Branders, Président de La Chambre de Commerce et d’Industrie du brabant Wallon (CCI BW) qui nous a parlé des particularités de sa province: 
«Le Brabant se caractérise principalement par son très haut degré de qualification (2e région en Europe avec le plus haut taux d’éducation), une quasi indispensable connaissance d’une deuxième voire d’une troisième langue, et d’une très haute qualité de vie. La proximité avec Bruxelles, l’accès aisé à 2 aéroports, la connexion naturelle avec le Brabant Flamand et la présence de l’UCL, rendent le Brabant Wallon extrêmement attractif, tant pour les entreprises, notamment internationales, que pour les travailleurs. Il dispose, avec l’axe "Lotharingien" d’une grande force logistique, même si des efforts d’infrastructures sur l’axe Est - Ouest doivent encore être faits. Enfin, le Brabant a un très haut taux d’entrepreneuriat, notamment chez les jeunes, ce qui témoigne du dynamisme et de la confiance en l’avenir de notre province. Au niveau des points d’attention, je dirais que l’industrie y est de moins en moins développée, et que cela crée une inadéquation avec la population ayant un moindre niveau de qualification. La réserve d’espace disponible pour continuer à développer le tissu économique s’amenuise également.»

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