La capacité à être créatif est déterminante

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Interview de Sophie Streydio, HR Director chez Puratos

Pour vous accompagner, vous les «Starters» (étudiants de dernière année qui s’apprêtent à entrer sur le marché du travail en juin et septembre 2017), dans cette première étape importante de votre parcours professionnel, nous partageons avec vous les témoignages de dirigeants expérimentés de grandes entreprises, dont les parcours parlent d’eux-mêmes. 


1 Qu’avez-vous fait comme études ?
«J’ai obtenu un diplôme d’Ingénieur commercial de l’ IAG à Louvain-la- Neuve (aujourd’hui LSM : Louvain School of Management). Je souhaitais faire des études très larges qui permettaient une ouverture à toutes les dimensions du business. Ces études combinaient aspects économiques et industriels.»


2 Quels étaient vos attentes et espoirs au sortir de vos études ?
«Mon objectif était de rentrer dans le consulting en management. Je souhaitais travailler avec différents clients, sur différentes problématiques, éventuellement dans différents pays. La variété de ce métier le rendait très enrichissant sur le plan personnel. J’avais réalisé un mémoire sur la transition de la Direction du personnel vers la Gestion des ressources humaines. C’était assez innovant pour l’époque, et j’aspirais à pouvoir appliquer concrètement sur le terrain, les concepts qui y étaient développés.»


3 Quel a été votre premier Job ?
«J’ai été engagée sur base et dans le cadre de mon mémoire par A.T. Kearney, pour faire ce dont j’avais toujours rêvé, du consulting en management. J’ai pu y développer et implémenter des concepts autour de la Gestion des Ressources Humaines (GRH), qui en était à ses balbutiements, et qui était d’ailleurs toujours appelée à l’époque, Direction du personnel.» 

 

"Il faut écouter et observer pour appréhender au mieux la culture de l’entreprise"


4 Vous souvenez-vous de ce que vous avez fait de votre premier salaire ?
«Mon premier salaire m’a donné un très grand sentiment de liberté et d’indépendance. Je me souviens m’être dit que j’allais pouvoir m’acheter ma première voiture. J’en ai un souvenir très précis, j’ai sauté de joie et partagé mon bonheur avec ma famille. C’est important de s’en rappeler, ce sont des souvenirs qui construisent. Il ne faut jamais être blasé.»

 
5 Quels ont été les facteurs déterminants qui vous ont permis d’être engagée ?
«Premièrement, mes études m’ont beaucoup aidée. Ensuite je pense avoir montré beaucoup d’enthousiasme, de volonté à faire bouger les choses, et surtout de créativité à mes futurs employeurs. Je pense qu’ils ont senti que j’étais quelqu’un qui avait des idées et la volonté de les mettre en œuvre, et qu’ils ont dès lors été convaincus que je pouvais apporter une valeur ajoutée à leur entreprise. Mon mémoire, dans lequel je me suis investie pleinement, a certainement fait la différence. Un membre du jury est devenu mon premier employeur.» 


6 Quels conseils donneriez-vous aux jeunes qui se lancent dans la vie active (sur le marché de l’emploi) ?
«Il est très important de faire de bonnes études, mais la capacité à être créatif me semble être encore plus déterminante. Le quotient émotionnel est devenu au moins aussi important que le quotient intellectuel. Développez vos capacités d’adaptation, des aptitudes au changement, et apprenez à vous intégrer harmonieusement pour pouvoir travailler en équipe. Chaque entreprise a sa culture propre, il faut donc écouter et observer pour l’appréhender au mieux.» 

 

 

 

 

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