Nous avons crée une vingtaine de nouveaux emplois en 2016

Créée originellement en tant qu’affréteur en 1976, la société Euro Trafic compte aujourd'hui un charroi polyvalent de presqu’une centaine de véhicules conduits par une centaine de chauffeurs, tout en restant une PME à capitaux et direction familiale. Nous avons rencontré son Administrateur, Jacques Lenoble, qui nous a présenté la société, ses perspectives de recrutement , et a évoqué pour nous l’actualité et les enjeux du secteur. 


Bonjour M. Lenoble, comment se porte votre société ?
«2016 est une excellente année pour nous puisque notre chiffre d’affaires a progressé de 14% et que nous avons crée une vingtaine de nouveaux emplois, ce qui constitue pour nous un record. Nous sommes en croissance permanente depuis 3 ans, nous nous diversifions et investissons énormément dans du nouveau matériel.» 


Vous n’avez donc pas été trop impacté par la taxe kilométrique ?
«Nous l’avons été de facto, comme tous les autres acteurs du secteur. Mais ceux-ci vous diront tous qu’ils ont répercuté le surcoût sur leurs clients, qui l’ont eux-mêmes répercuté sur leurs propres clients. C’est donc au final le consommateur final qui paie la note. Nous avons néanmoins dû montrer à nos clients, qui l’ont bien compris, que cette taxe impactait nos coûts à la hausse de 5 à 8%. Nous avons également dû allouer une personne qui s’occupe en permanence du calcul de cette taxe, différente dans les trois régions, ce qui complexifie grandement le prix de revient d’un transport. Nous n’avons rien en soi contre le fait de payer une taxe pour utiliser un réseau d’infrastructures, mais la manière aurait sans doute pu être optimisée. L’OBU (NDLA: On Board Unit, l’appareil qui détermine par satellite les coordonnées de géo-positionnement d’un véhicule) a également généré énormément de problèmes techniques, de délais, et des amendes injustifiées.» 


Au vu de ces différents éléments, quelles sont vos perspectives de recrutement?
«Nous avons beaucoup de contrats en cours et pour 2017. Nous recherchons des chauffeurs CE dans l’alimentaire, de jour comme de nuit. L’alimentaire demande une certaine expérience, à cause des remorques frigorifiques et des accès. La fiabilité et la ponctualité sont de plus d’autant plus importantes quand les denrées sont périssables. Nous roulons 20h/24, et nous recrutons donc en permanence ce type de profil. Il y a une pénurie globale de chauffeurs pour tout le secteur. Ceux-ci ils exécutent un travail rigoureux et appliqué, mais en contrepartie ils bénéficient d’une grande autonomie et sont payés correctement .» 


Vous souhaitez ajouter quelque chose ?
«Je trouve dommage que le secteur souffre d’une image négative, alors qu’il crée énormément d’emplois en Wallonie, et qu’il est en définitive au service de la population.»

Intéressé(e) ? Retrouvez l’annonce de recrutement ici:

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